A moins de 500 milles du but

A moins de 500 milles du but

18 novembre 2018

« 460 milles : go go go ! », se réjouit Yoann Richomme qui voit l’arrivée à Pointe-à-Pitre se préciser.

« L’alizé est bien installé. On a encore fait une bonne nuit à donf et ça a bien fait tomber le compteur de milles. J’ai hâte d’arriver en Guadeloupe et de connaitre le dénouement. Cette Route du Rhum, finalement, elle a commencé il y a un an, alors forcément, j’ai hâte qu’elle se termine et je continue de croiser les doigts pour réussir à offrir une victoire à tous ceux qui ont travaillé avec moi sur le projet », souligne le skipper de Veedol – AIC dont l’écart avec ses deux poursuivants, Phil Sharp et Aymeric Chappellier, reste stabilisé entre 105 et 110 milles.
« L’un et l’autre doivent être bien HS à se tirer la bourre comme il le font depuis des jours. Je les connais bien. Ce sont deux pit-bulls et aucun des deux ne va lâcher avant la fin. De mon côté, je les surveille du coin de l’œil mais je suis plutôt tranquille car ils se trouvent dans mon axe et je file sur un cap proche de la Guadeloupe », assure le navigateur qui continue, par ailleurs, de souffrir de la chaleur. « Cela devient étouffant dans le bateau et brulant dehors. Je ne suis pas trop à mon aise mais je fais avec. J’ai fini tous mes podcasts donc là, je recommence à zéro. Je n’en ai pas assez emporté. D’habitude, j’amène un livre ou deux, histoire de m’échapper un peu mais j’ai tout oublié à la maison avant le départ mais je me console en me disant que l’arrivée est de plus en plus proche », a terminé le leader de la Class40 de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe qui doit, de fait, commencer à sentir les odeurs de la terre.

Ça bombarde !

Ça bombarde !

17 novembre 2018

Ce samedi, alors qu’il lui reste environ 750 milles à parcourir pour rallier Pointe-à-Pitre et qu’il occupe toujours les commandes de la flotte des Class40 de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe avec plus de 100 milles d’avance sur ses concurrents directs, Yoann Richomme déboule pied au plancher, lancé à près de 15 nœuds de moyenne.

« En ce moment, je suis vraiment au max du grand spi. Ça bombarde fort. Je reste en veille pour ne rien casser mais ça sent le changement pour un spi plus petit », explique le skipper de Veedol – AIC, avouant par ailleurs être confronté à quelques petits soucis techniques ayant pour conséquence de rallonger ses temps de manœuvre. « A part ça, tout va bien. On est, aujourd’hui, sur une ETA à la Tête à l’Anglais – à moins qu’on l’appelle la Tête à Thomson maintenant ? – mardi à 13 heures (heure de Paris) », lance Yoann, décidément en forme, même si sa journée d’hier ne l’a pas forcément emballé. « J’ai un peu attendu le retour du vent toute la journée. En vain. Dans la soirée, juste avant le coucher de soleil, je me suis donc décidé à envoyer mon grand spi pour la première fois. A ce moment-là, évidemment le vent est monté et il est resté fort toute la nuit, heureusement dans une direction très correcte. Le positif, c’est que ce matin, cela m’a permis de faire du plein ouest pendant que mes poursuivants tiraient des bords », détaille le navigateur qui a donc perdu quelques milles avant de les regagner, et qui affiche ainsi aujourd’hui, globalement la même avance qu’hier. « J’essaie de reprendre un petit coussin d’avance sans prendre trop de risques, même si j’ai bien conscience que les deux sont un peu antinomiques ! », avance Yoann, un brin malicieux.